Cette nouvelle génération de vaccin fait débat. Mais à ce qui me semble, le débat ne se déroule pas sur les vraies questions de fond, mais sur des délires fantasmés à base d’embryon humain et de puçage de masse (ahah). Pourtant, il y a de vrais enjeux derrière tout ça, comme dissimulés, ou plutôt noyés par la foule de fake-news délirantes. Je ne suis pas spécialiste és-vaccination, je me base juste sur mes quelques restes d’études scientifiques (mon Dieu que la recherche a évolué depuis les années 90!) et les recherches que j’ai pu effectuer. Si je partage sur Plante Essentielle cette réflexion toute personnelle, mes questionnements intimes, c’est parce que j’y vois aussi une occasion de réfléchir à ce qu’on souhaite pour notre santé, notre futur et le progrès de la science.

Ici, on est bien loin des plantes et d’une médecine naturelle, et pourtant, le raisonnement reste le même : on copie ce que fait la nature, on synthétise chimiquement, on package et on vend. Médicament ou vaccin, même raisonnement, à ceci près que dans un cas, c’est curatif alors que dans le second, on est dans l’approche préventive. On adhère ou on n’adhère pas à la technologie utilisée. Mais on ne peut pas complètement passer à côté de l’espoir de guérir des maladies incurables jusqu’ici, ou orphelines ou de les éradiquer carrément. Car derrière ces progrès qui se font discret, derrière ces avancées technologiques de géant qui se font passer pour des petits bonds de souris, il y a des choses extraordinaires qui se profilent… trop beau pour être vrai disent certains, le scientisme dans toute sa splendeur, les Cassandre exhortent à se tenir loin de tout ça (à une autre époque, tout ce qu’on ne comprenait pas était déjà diablerie et Galilée fut condamné! Les sorcières brûlées aussi, pas mieux), sans oublier ceux qui rappellent le mythe d’Icare. Tout cela va-t-il trop loin ? A quel moment pouvons-nous donner un avis sur le futur que l’on souhaite ? Ou est-ce seulement les GAFA, les grandes fortunes comme Elon Musk et les riches laboratoires qui décideront in fine de ce qu’est notre avenir? Un avenir d’humain augmenté, qui ne connaît plus la maladie et se balade sur Mars ? Ne rigolez pas, il suffit de regarder toutes ces start-ups de la biotech.

Oulah, tout ça en partant d’une discussion d’un vaccin réalisé à partir d’une nouvelle technologie ? Eh oui, tout ça. Dans ce billet d’humeur, je vais surtout donner des opinions de toute façon, n’ayant pas les compétences requises pour parler génétique ou théologie. Ceci dit, je vois bien comment tout ceci est en train de s’entremêler de manière insidieuse dans les esprits et les médias, conduisant certains à se rallier à l’extrême droite des anti-IVG, des anti-droits des femmes, des anti-progrès, alors même qu’ils sont fondamentalement porteurs de valeurs solidaires, humanistes. Comment est-ce possible ? C’est rendu possible par le jeu des fake news et l’invisibilisation des points de vues modérés. Rendu possible par la fatigue pandémique, ce mal lancinant qui nous rend plus difficile les grandes réflexions et la projection dans un futur heureux. On a basculé dans une civilisation binaire où s’affrontent les sachants, diplômés qui soutiennent un vaccin sauveur de l’humanité contre des êtres éclairés qui combattent vaillamment une technologie obscure et destructrice pour l’humanité. Bam, choisis ton camp. Tu parles d’un débat. Pourquoi n’entend-t-on pas les vrais scientifiques, ceux qui ne retournent pas leur veste toutes les 5 minutes et ne se gargarisent pas de leur propre image dans les médias ? Ah, je crois que la réponse est dans la question… et parce que ça prend du temps aussi. Et parce qu’on n’a pas de recul. A chaque fois que nous avons été confronté à une nouvelle technologie, ne serait-ce que le micro-onde, il y a eu cette tension entre la peur de l’inconnu et l’excitation de la nouveauté.

westworld-avenir-transhumanisme-robots
Série Westworld… il faudra bien s’occuper quand on sera devenus immortels!

La peur du changement, la crainte de ce qu’on ne sait pas

Le problème, c’est que si on avait eu peur depuis que le monde est monde de tout ce qui est nouveau et de ses conséquences, on n’aurait jamais utilisé le feu : ça brûle, et quelles sont les conséquences à long terme de la cuisson des aliments, et si le feu tuait quelqu’un…

En fait, ça paraît évident quand on parle du feu, mais c’est pareil pour tout. Quelle est la balance bénéfice risque…. sachant que le risque est- en partie-inconnu ? Et qu’ici on parle de notre santé. Personne n’a envie de faire face à un tel dilemme. La réaction première étant de s’immobiliser et d’attendre. Ne rien faire.

En plus, avec les vaccins, on garde en tête quelques grands scandales et échecs cuisants comme le vaccin contre l’hépatite B en France (alors que son lien avec la sclérose en plaques n’a JAMAIS été démontré… eh oui, pour ma part j’avais gardé en tête une dangerosité, comme quoi), la controverse sur la présence d’aluminium dans les adjuvants (pourtant en faible quantité si on compare au papier de cuisson ou aux déos) ou plus récemment le vaccin contre la dengue aux Philippines qui s’est avéré dangereux pour les personnes n’ayant pas eu de primo-infection … c’est oublier le nombre de vaccins, tout de même largement majoritaires, qui eux fonctionnent parfaitement, ne serait-ce que celui contre la variole qui a permis d’éradiquer la maladie. A contrario, des maladies comme la rougeole, qui étaient quasiment éradiquées, et notamment en France montrent une recrudescence. Ce vaccin qui sauve des millions de vie chaque année est boudé en France pour des raisons purement idéologiques. Alors pourquoi ce désamour de la vaccination ? Pourquoi préférer prendre un médicament, en curatif, plutôt que d’éduquer son système immunitaire en lui faisant fabriquer des anticorps, en prévention ?

Peut-être à cause de la médiatisation de ces affaires portées devant la justice ? De la négation par la science du lien entre l’apparition de maladies et la vaccination ? C’est un fait de démontrer par des études l’innocuité des préparations. C’est une autre histoire pour les familles touchées par un handicap. Mais, les maladies surviennent inopinément. Tous les jours. Comment mettre tout ce qui se passe sur le dos des vaccins. Si vous vous faites renverser par un bus la semaine qui suit, vous n’allez pas mettre ça sur le compte d’une vaccination ? Pourtant c’est un peu ce qui se passe quand on suit les potentiels effets secondaires… C’est un peu comme mettre tous les morts sur le dos du covid finalement, c’est la même chose !

Pourtant, ce qui nous préoccupe avec les vaccins contre le COVID-19 (oui, je continue de dire « le », c’est agaçant enfin de voir féminiser toutes les calamités), et touche une plus large part de la population que les traditionnels « antivax », c’est l’utilisation d’une toute nouvelle technologie. Et le fait de ne pas savoir si il y a des effets possibles à long terme. En même temps, à chaque bond en avant, la même question se pose. Si nos ancêtres avaient refusé au XVIIIeme siècle la « variolisation », c’est à dire l’inoculation à des sujets sains du pus provenant de lésions d’un malade atteint de variole, on en serait toujours au même point ! Pourtant le procédé est répugnant, vous ne trouvez pas ? Et pas exempt d’effets secondaires, puisque d’autres maladies pouvaient être transmises via ce procédé…mais peut-être que l’accès à trop d’informations nous paralyse. A trop peser le pour et le contre, on en oublierait les enjeux réels. Si on nous avait juste dit, c’est bon, on a trouvé le vaccin et que nous n’avions pas su ce qu’il contenait… on en ferait pas toute une affaire ! Ca interroge le rapport de chacun d’entre-nous aux progrès… étiez-vous les premiers usagers de smartphones ? Avez-vous attendu quelques années ? Etes-vous toujours à l’ancien modèle ? C’est un peu la même chose quelque part.

Thérapie génique ou vaccin ?

Avec ces nouveaux vaccins à ARN, nous connaissons un bond dans les connaissances et les biotechnologies. Pourtant, loin de se réjouir du fait que ces vaccins aient pu être délivrés en un temps record, nous nous demandons si cette nouvelle technologie est sûre. C’est plutôt sain. De la même manière qu’avant d’adopter l’ABS (1978 quand même), ça a été testé, adopté par les adeptes de la première heure, puis démocratisé largement avant d’être finalement même imposé en 2004 par une directive européenne. Il s’est écoulé plus de 25 ans !

Et là, on nous demande d’adopter en quelques mois une nouvelle technologie, qui plus est dans le domaine de la santé, et qui titille tous les fantasmes liés à la génétique et à la science-fiction. Franchement, ce n’est pas évident. On est humain, quoi ! C’est un pas d’autant plus grand, que l’information, je trouve, a fait défaut, laissant la place à des spéculations effrayantes. Je pense que la plus horrifiante, c’est le fait de devenir des humains transgéniques, génétiquement modifiés par l’apport de matériel génétique de virus dans notre organisme. Dis comme ça, ça fait dresser les cheveux sur la tête. La vérité est un peu moins fun, et c’est pas demain la veille qu’on va pouvoir choisir de se faire insérer un gène de luciole pour participer à une rave-party. Pas demain la veille, mais on va pas se mentir, la frontière entre science et prospective s’amenuise d’année en année. Et ces vaccins sont un pas de plus dans la connaissance et la maîtrise de la vie. Et ça, ça ne plaît pas à tout le monde. Malgré l’immense champ des possibles qui s’ouvre pour soigner les cancers, le sida, des vaccins contre le zika, le chikungunya… le spectre de l’eugénisme se dresse. Comment ne pas aller trop loin ? Comment travailler avec le matériel génétique sans dépasser les limites de l’éthique ? Comment utiliser une technologie pour le bien, plutôt que le mal ? Je crois qu’ici, la réponse est simple. A l’heure où j’écris, les brasiers crématoires de l’Inde flambent des corps en quantités astronomiques. Une flambée, si je puis dire lié à l’un des variants. La balance bénéfice-risque semble en faveur du vaccin. Pour soi, et pour les autres, car la vaccination, la couverture vaccinale tend à protéger les plus affaiblis qui ne peuvent bénéficier du vaccin. Les pays qui en manquent ne comprennent pas nos hésitations d’occidentaux si bien lotis. Nous avons les doses, mais nous prenons le luxe d’attendre devant un vaccin que certains qualifient d’expérimental (peut-il en être autrement quand une nouvelle technologie voit le jour?) et la limitation des recours en cas d’effets secondaires. Pas rassurant cette position juridique des labos…

La défiance est particulièrement vrai dans les outre-mer et en Martinique ou les + de 75 ans ne se sont pas déplacés. Aujourd’hui, la vaccination est ouverte à toute personne majeure ici.  Est-ce mal d’attendre ? Je ne sais pas, là encore, c’est humain. Moi, j’attends.

Nous avons là sur le marché de nouveaux types de vaccins dont la technologie permet une production accélérée. Nouveaux ? Pas complètement. Si la technologie Pfizer est nouvelle, puisque l’enveloppe du matériel génétique a été synthétisée et ne nécessite pas l’utilisation d’un virus rendu inoffensif qu’il aurait fallu multiplier afin de contenir l’ARN (finalement on leur pique leur capsule), celles d’Astrazeneca ou Johnsson ne l’est pas tant que ça puisqu’ils utilisent un adenovirus inactivé comme « transporteur ». Par contre, ils délivrent eux l’information sous forme d’ADN (qui va être transcrit en ARN, puis en protéine, il y a donc une étape de plus dans nos cellules). Sur le principe général, c’est un procédé testé en thérapie génique, mais dans ce dernier cas, on utilise des rétrovirus ou des lentivirus qui ont la capacité d’aller modifier durablement le code génétique des malades. Pour les enfants-bulles, cette modification se fait à l’extérieur du corps, en laboratoire. Autre exemple, le Glybera, un médicament de thérapie génique destiné à ceux qui ont un déficit en lipase (LPL), une protéine utile à la digestion, en l’absence de laquelle on est obligé de suivre un régime strict. Le soucis c’est que l’effet n’est pas durable, et que ça revient à la normale un an après l’injection. Finalement, aujourd’hui, le principal soucis des chercheurs en thérapie génique, c’est de rendre les modifications effectives dans le temps, d’arriver à ce que l’organisme intègre durablement la nouvelle information. Donc bref, la peur d’un humain transgénique avec ces vaccins… on en est bien loin ! Malheureusement pour tous ceux qui souffrent d’une maladie génétique…

Ici, c’est plus simple finalement, car il n’y a pas besoin que l’information s’inscrive dans la durée, ni de faire produire les protéines durablement, bien au contraire, juste assez pour permettre au corps de développer les bons anticorps. On a utilisé une technologie « nouvelle » mais qui a quand même derrière elle une bonne dizaine d’années de recherche. Une technologie qui aujourd’hui, grâce aux vecteurs qui sont utilisés (adénovirus, l’enveloppe lipidique de Pfizer) permettent justement d’éviter l’intégration de gène dans la cellule hôte et disparaissent avec la mort de la cellule (on en perd tous les jours, c’est normal).

Finalement, on s’est inspiré de la manière dont fonctionnent les virus dans la nature ! Donc de là à utiliser ça pour les vaccins à la place des traditionnels virus affaiblis, voire morts (on dit inactivés aka ils ne sont plus virulents), il n’y avait qu’un pas, et il vient d’être franchis. On ne s’embête plus avec des virus à multiplier, à inactiver, à tremper dans un adjuvant qui va réveiller notre système immunitaire. On fait fabriquer à notre organisme les protéines de virus. Alors, pas toutes, sinon, ce serait équivalent à une infection par le virus directement, on choisit une des protéines caractéristiques du zozo en question (ici la protéine spike) et on fait comme le ferait un virus. On injecte ce bout de matériel génétique dans la cellule (les cellules du bras, puisque c’est là qu’on l’injecte), qui va utiliser la machinerie qui nous sert à fabriquer nos propres protéines (ribosomes) pour fabriquer la protéine spike. Comme celle-ci est persona non grata dans l’organisme, elle va déclencher une réaction immunitaire, on va fabriquer des anticorps, bref on va mémoriser ce qu’il faut faire en cas d’attaque réelle d’un virus présentant cette même protéine.

Mais en fait, c’est tout de même un changement majeur : au lieu d’injecter le virus, ou même une protéine de ce virus, on se sert de notre organisme pour fabriquer un bout de virus. Une protéine qui ne nous appartient pas ! Ca peut faire peur même s’il n’y a aucun risque comme on l’a vu que ça puisse s’intégrer à notre ADN.

Oui c’est un peu dérangeant comme idée de synthétiser une protéine « ennemie » plutôt qu’une protéine utile à notre organisme. Mais en réalité, c’est ce qui se passe tous les jours dans notre organisme. Eh oui ! Quand certains se disent qu’il faudrait peut-être mieux être infecté par le COVID que de prendre le vaccin… comment vous dire… le virus va faire exactement la même chose : il va rentrer dans la première cellule qu’il trouve, détourner notre machinerie à son avantage en nous faisant produire SES protéines à lui. Et une fois fait, comme ses protéines ont une affinité, elles vont s’assembler, sortir de la cellule et aller recommencer son petit manège à côté, dans la cellule d’à côté, chez notre voisin d’a côté… bref. C’est ça une infection virale quand on regarde à la loupe au niveau cellulaire. De toute façon, quoi qu’il arrive de l’ARN étranger rentre et utilise nos ressources. Donc dans un cas, on a un bout de code incomplet qui va pas aller bien loin mais déclenche quand même une réaction immunitaire susceptible d’éduquer nos défenses, de l’autre côté, on a un virus complet qui se réplique, fout le bordel, et une bataille qui s’engage avec le système immunitaire et qui est loin d’être gagnée d’avance.

Le choix est vite fait ?

C’est du synthétique alors qu’un virus… on connaît

Pas faux, et on voit ce que ça donne, sur Plante Essentielle, je prêche des convaincus. Entre une molécule que l’on trouve dans la nature, et celle que l’on synthétise pour la packager et la vendre en médicament… il y a une liste d’effets secondaires qui s’allongent dangereusement en cours de route. Et on est quand même capable de distinguer les molécules synthétisées de celles que l’on trouve dans la nature, donc ce n’est pas exactement la même chose… Ceci dit, ici, il ne s’agit pas de toute façon d’une molécule visant à agir où que ce soit et en quoi que ce soit : c’est “juste” un bout d’ARNm synthétique, qui a vocation a être éliminé et idem pour la protéine spike.

Je vous accorde que c’est perturbant, mais on a tous déjà été infecté par un virus qui nous a injecté du matériel génétique et s’est permis d’utiliser nos ressources pour se répliquer, donc quelque part, notre corps est totalement habitué à ce type d’ “attaque”. C’est autre chose qui nous dérange. C’est aussi un problème éthique derrière ça. On ne peut pas l’occulter dans les débats au prétexte que l’on est dans une situation d’urgence. C’est une chance d’avoir cette technologie dans une situation actuelle. MAIS, ça ne devrait pas pour autant nous permettre d’esquiver les vraies questions d’avenir…

Pourquoi l’extrême droite se saisit du dossier

Et pourquoi des scientifiques comme Alexandra Henrion-Claude, pourtant généticienne de formation remettent en cause ces progrès et poussent de hauts cris dans les médias qui acceptent encore de les recevoir ? La peur des dérives. Le fait que pour ces personnes, nous soyons DEJA dans la dérive, en plein dedans, les deux pieds. Sur la page facebook de son institut, SIMPLISSIMA, on va trouver dans les thèmes de conférence cette préoccupation, chère au rassemblement national de « l’externalisation de la reproduction ». Nous y voilà. Avortement, FIV, enfants pour des couples stériles ou non hétérosexuels. Voilà la véritable raison de ces fakes news circulées par les bons soins de l’extrême droite. C’est assez. Assez de progrès. Assez d’ignominie. Assez de manipulation de nos gènes et de la création de Dieu. Assez d’utilisation dévoyée du corps humain. Et l’Eglise ne se prive pas de faire circuler des fake news ignobles à propos de foetus vivants qui seraient utilisés. Quelle horreur! Je le disais en intro, à chaque époque les précurseurs ont été conspués, rejetés, les nouvelles technologies accusées de sorcellerie, les sachants brûlés sur le bûcher. Pourtant aujourd’hui, honnêtement, qui aurait envie de vivre au Moyen Age ? Qui pourrait croire que la terre est plate (ils ont renvoyé Thomas Pesquet dans l’espace!!!). Peut-on faire abstraction de toutes les connaissances pour un retour drastique à la nature ? Je ne crois pas, je crois que le mode de vie du futur reste à inventer.

Sur cette question, chacun devrait prendre un temps de réflexion pour savoir où se posent ses limites, sa tolérance, son ouverture ou sa fermeture. C’est une question trop importante pour donner du prêt-à-penser. Alors évidemment, on pense aux avantages, dans un monde de plus en plus pollué où les perturbateurs endocriniens pullulent tellement que le cycle des femmes en est perturbé, que la fertilité est en chute libre, quelque part, il fait bon savoir dans un coin de notre tête qu’il y a d’autres voies, moins naturelles (oui, sinon y a la série la servante écarlate, pas de biotech mais on asservit la part encore fertile de l’humanité pour servir la reproduction, oui oui, comment dire… ça me met encore plus mal à l’aise perso).

handmaid-tale-sterilite-biotech
Série The handmaid tale, la servante écarlate d’après Margaret Atwood

Mais sur la tête, on y marche : tant d’efforts déployés pour maîtriser, contrôler la nature et refaire ce qu’elle fait déjà, tout ça parce qu’on est incapable d’en prendre soin, de la même manière qu’on ne prend pas soin de nos propres corps ! Mais en même temps, les patients qui souffrent d’une maladie génétique, ils n’ont rien demandé à personne, c’est la faute de l’hérédité ! Doit-on laisser mourir des lignées ? Doit-on être en capacité de solutionner durablement ces handicaps ? Oui, ce ne sont pas des questions évidentes… si on mangeait de la nourriture saine et qu’il y avait moins de pollution, il n’y aurait pas tous ces cancers ! On n’aurait pas à faire toutes ces recherches pour soigner, ce que, d’une certaine manière, nous provoquons. Oui, mais ils sont là, et si on a une possibilité d’éviter la maladie, pourquoi se laisserait-on souffrir ? Comme vous le voyez, ici, l’extrême droite anti-avortement rejoint l’écolo-gaucho. On a fait un tour complet ! Il est peut-être temps de se poser pour définir ensemble ce que l’on souhaite pour notre société ? Quelles limites on ne veut pas franchir ? Où veut-on mettre l’argent, l’énergie, la recherche et le progrès ? Comme vous le voyez, ça n’a plus grand chose à voir avec un vaccin et le fait de sortir de cette crise pandémique. Ce qui se trame derrière cette bataille de l’information, de l’infox, c’est bien de savoir ce que l’on veut pour demain. Qui allons-nous élire en 2022 ? C’est bien ça le « grand complot » derrière ce brouillard si on peut appeler ça un complot, simplement la bataille d’idéologies politiques qui s’affrontent avec les armes nouvelles de notre temps : les réseaux sociaux et la manipulation de masse.

Ce que l’on nourrit grandit. Et si on n’aura peut-être jamais à donner notre avis, nous la masse des petites gens, on peut se concentrer sur ce qu’il est possible à titre personnel : adopter une alimentation saine, soutenir les producteurs locaux, se soigner naturellement, faire pousser des plantes, etc, etc… chacun a son niveau est un maillon du choix. On peut refuser de se soigner par idéologie, par peur, par aversion du progrès. Mais assurez-vous que c’est bien votre idéologie à vous et pas le matraquage qui sévit dans les infox avant de l’appliquer dans votre vie ! Aucune bonne décision ne se prend jamais dans la peur ou sous un coup de colère.

Alors, pour le futur, plutôt servante écarlate ou westworld?

(non, la petite maison dans la prairie n’est plus dispo comme choix, désolée 😭😭😭)

Recherches utilisées pour trouver cet article:vaccin transhumanisme

    13 replies to "L’homme du futur, le transhumanisme et les vaccins à ARNm"

    • Nathalie, Docteur en sciences

      Bonjour Cécile,
      Merci pour cet article et merci de partager ton avis.
      Il est difficile de tout comprendre et d’obtenir les bonnes informations.
      Cependant je voudrais attirer ton attention sur un point : tu écris qu’il est impossible que le matériel génétique injecté (ADN ou ARN) s’intègre dans notre propre ADN. Comment peut-on en être sûr ? Ici il n’est pas question de croyance mais de méthode scientifique. Malheureusement on ne peut pas écarter cette hypothèse sans l’avoir étudiée. Même si le risque parait faible, la science doit étudier ce risque avant de pouvoir l’éliminer, sans faire de raccourci.
      Le professeur Vélot, chercheur en génétique l’explique lui-même très bien.
      C’est la base de la recherche scientifique et pour ça il faut du temps et du recul. Sans recul et sans le temps nécessaire il est fondamental d’admettre et de reconnaître qu’on ne sait pas.

    • DOROTHEE

      Merci Cécile pour cet article plein de bon sens, il en manque sérieusement en ce moment

    • Francisco

      Les remèdes, ou les traitements, ils existent. Mais il est interdit d’en parler. Jamais avant on avait vu un tel zèle de la part de Facebook d’éffacer ou de bloquer des opinions sur un sujet déterminé, comme maintenant sur le COVID. Peut-on parler d’un complot? Ce genre de faits en donne l’impression.

      Dans la famille étendue, on a su de cinq cas, l’un d’eux au moment d’en apprendre le décès, donc ça n’est pas une blague. Mais les quatre autres en sont parfaitement sortis grâce à des mesures immédiates, à l’aide d’inhalation de vapeurs d’eau avec HE, prise d’eau ozonée, argent colloïdale et une écorce antivirale (Cuachalalate).

      L’un d’entre eux, de 70 ans, en était déjà arrivé aux bonbonnes d’oxygène et donnait peu d’espoirs. Donc, c’est possible, et celle qui a décédé s’en serait probablement sortie en suivant ces mêmes procédures à temps.

      Vais-je me faire vacciner? Tout est si louche que je vais l’éviter, d’ailleurs je ne vois pas ce mal comme une sentence, sinon une nouvelle et très mauvaise grippe.

      • Cécile MAHE

        Oui quelque chose dérange dans la gestion de la crise à prisme unique et l’invisibilisation des actions menées en Afrique avec le COVID organics par exemple développé par Madagascar. On ferait peut-être bien de regarder les chiffres et décès dans ces pays… ou même en Martinique ou la médecine par les plantes est encore très présente… les chiffres n’ont rien à voir avec la France métropolitaine d’où la méfiance exacerbée ici surtout si on compare aux précédentes épidémies avec la dengue qui a particulièrement sévit en 2020 sans que ça émeuve nos dirigeants

    • Jean Binette

      Face à une pandémie dont on ne peut prédire l’ampleur, le seule façon de la combattre efficacement demeure une vaccination massive et mondiale. Tous les vaccins contre la maladie du Covid-19 sont efficaces et leurs effets secondaires sont à l’intérieur des normes habituelles. Dans le passé j’ai toujours hésité à en recevoir parce que je croyais que je pouvais faire face et me défendre avec mon système immunitaire. Cette fois-ci, c’est différent parce qu’aucune preuve scientifique ne prouve que les médecines allopathique ou dite « naturelle » peuvent nous protéger ou nous guérir. Seuls les vaccins apportent la preuve qu’ils empêchent la propagation du virus. Les preuves me paraissent irréfutables si l’on constate ce qui se passent en Israël, en Angleterre et au États-Unis depuis qu’une bonne portion de leur population a été vaccinée. Je me suis fait vacciner contre le Covid-19 parce que c’est un geste de solidarité humanitaire et j’encourage tout le monde de mon entourage d’aller se faire vacciner le plus rapidement possible. Cela ne m’empêche pas de continuer à prendre des vitamines, de manger le mieux possible et de croire que c’est la meilleure façon de vivre heureux et en forme.

      • Cécile MAHE

        Oui c’est vrai que la vaccination est un acte solidaire.. jamais fait pour la grippe car pas en contact avec des personnes fragiles mais je m’interroge sur l’attitude actuelle des soignants rémunérés par un système dont ils profitent et refusent la vaccination. Par contre ils piquent à tout va leurs concitoyens pour 800€/jour. Bref… j’imagine qu’il faut bien gagner sa vie et qu’un niveau d’étude ne garantit pas une action responsable…
        Bref il faut se responsabiliser!

    • Gilles MARTIN

      Bravo! Le bon sens n’est pas mort.

      • Cécile MAHE

        non non il est même encore majoritaire dans la vraie vie de la cité, hors JT et média sociaux…

    • Elisa

      C est tout simple. Bill Gates, Soros…… déclare ouvertement que les humains sont trop sur la Terre. Tout est dit !

      • Cécile MAHE

        Oui alors y a pas que bill Gates , y à Thérèse aussi à la pause café qui arrête pas de dire qu’il faudrait une bonne guerre pour éliminer tous ces gueux… sachant que elle en tant que femme et mère de deux enfants elle ne sera jamais conviée à buter ses concitoyens ( question perso: et sur quels critères SVP? Juste pour savoir ce qu’il y a derrière ce partage « innocent » très en vogue dans les milieux écolo du « on est trop » il faut en buter quelques uns mais promis c’est pour Gaia la bonne mère- genre le génocide ça pourrait être une idée socialement correcte- pardon je vais vomir et je reviens)

    • Johanne

      Coucou Cécile,
      merci pour cet article fort intéressant. J’ai pris le temps de le lire deux fois 🙂 Tu as fait un gros travail pédagogique pour expliquer ce gloubiboulga dans lequel nous sommes englués. merci beaucoup. Je n’avais pas vu du tout cela de ce point de vue, j’étais plutôt point de vue “anti” à tout prix. Cela ne me fera pas me faire vacciner mais, je vais prendre en considération tes explications, en effet, il y a vraiment un clivage profond , soit ou soit. L’entre deux n’existe pas, la modération aux oubliettes. Cependant J’ai tout de même cru comprendre que l’obligation vaccinale ou du moins, l’administration obligatoire d’un vaccin, existait quand il n’y avait aucun traitement préventif. Seulement, dans le cas du COVID, il semble qd même que les traitement préventifs existent mais qu’ils aient été barrés et rayés de la liste. C’est cela qui m’interroge, pourquoi ?
      Comme toi je suis partisane de la santé naturelle, de faire pousser mes plantes, d’amener plus de raison dans notre quotidien, je suis partisane de la bonne alimentation, de la prévention par le mode de vie. Et je préfère mille fois avoir un budget alimentation pour de la bonne nourriture plutôt bio que de devoir payer des médocs et encore moins un vaccin….
      Je trouve que la responsabilité individuelle n’est pas assez mise en avant, chacun est acteur de sa santé et cela tout de même dérange que l’a priori but de tout cela, soit de vacciner tout le monde, y compris les gens en bonne santé. On ne meurt pas que du Covid, et ceux qui en meurent, souvent meurent AVEC le covid.
      Du coup, il serait juste et terriblement intéressant de donner la parole aux peuples et de mener des grands débats ou plutôt des brainstorming pour la société de demain. Seulement aujourd’hui, nous avons l’impression de ne compter que pour du beurre….
      C’est un sujet hautement important mais il manque de raison et de bon sens drastiquement….
      Bref, enfin voilà quoi, vive l’aromathérapie et les petits producteurs !! Je t’embrasse fort, Johanne

      • Cécile MAHE

        Je comprends, je fais actuellement un travail sur moi-même pour accepter ce qui est finalement un acte de solidarité dans une société ou la majorité des gens sont démunis en ce qui concerne leur santé ET je pense qu’en tant qu’habitante d’une île… ce sera un critère pour relancer une économie du tourisme salutaire et pouvoir soi-même voyager dans des conditions décentes si j’en crois les derniers reportages de nos voisins sur Guyane 1ère… mais quelle tristesse… ceci dit je ne doute pas que tout ceci laissera des traces pour tous ceux qui en un an ont cherché des solutions ailleurs que dans le mainstream. Rome ne s’est pas faite en un jour

Leave a Reply to Elisa Cancel Reply

Your email address will not be published.