J’invite tout d’abord les hommes à ne pas ressentir de tabou et à lire cet article comme un autre, car ils font partie du cycle de vie et leur présence ou absence n’est pas étrangère au déroulé de ce cycle, à son équilibre, à son déroulement harmonieux quelle que soit l’échelle à laquelle on le considère (cycle de la femme, des saisons, des rythmes de l’univers).

Bonne fête à toutes les mamans, à celles en devenir et à celles qui portent des « enfants-idées » 😉

Le cycle menstruel féminin est un mystère. Pour les hommes et chose plus déroutante, pour les femmes. En fait, il est tellement nié que c’est comme si nous n’avions pas le droit de nous intéresser ne serait-ce qu’un instant au phénomène, ou de nous interroger. C’est sale, c’est dégradant, et on nous traiterait de chouineuse, on nous dirait qu’il ne faut pas trop s’écouter, qu’il faut être forte… (vous y avez eu le droit aussi?).

Confiscation du cycle féminin

Et puis, de toute façon, au-delà de la négation, tout est fait pour que notre cycle soit déréglé voire… supprimé. Et après réflexion, je crois que c’est ce qu’on peut faire de pire à une femme : supprimer son cycle menstruel naturel dès l’adolescence. C’est un peu couper le fil de sa connexion à elle-même, à ses émotions, à son lien avec le tout, la nature, l’univers, la Vie (appelez ça comme vous voulez!). Couper sa force intérieure. Couper sa créativité. La nier en tant que femme.

Planet, Explosion, Espace

Il y a bien sûr les hormones que l’on retrouve dans les aliments issus de l’élevage industriels (bravo le veau!), les perturbateurs endocriniens dans nos produits d’hygiène et de cosmétique, l’eau que nous consommons qui est chargée des molécules de nos contraceptifs que nous ne savons pas filtrer, traiter (et les poissons femelles nous remercient- en plus grand nombre). Et il y a le pire : la pillule contraceptive. J’en sais quelque chose, je l’ai prise pendant 12 ans avant d’avoir une prise de conscience. Je l’avalais tellement machinalement que je ne me rendais même plus compte de ce que je faisais. C’était banal. C’était normal. Oh et puis, ça faisait rire entre filles ces alertes sur le téléphone pour ne surtout pas oublier ! Un véritable boulet à traîner au pied, chaque jour. A force on ne le voit plus, mais il est là. Mais ce n’est pas juste une contrainte horaire. C’est une véritable camisole chimique. Et ça, on ne s’en rend compte que lorsqu’on arrête.

Prendre conscience des effets de la contraception

Et on n’arrête qu’à la seule condition d’enfanter. La femme réduite au rôle de procréation.

Ou alors d’avoir plus peur de la prendre que de ne pas la prendre. C’est ce qui m’est arrivé en 2013 quand a éclaté le scandale sur les dangers des pilules de 3ème générations. Je crois qu’il y a eu une grosse prise de conscience de plusieurs d’entre nous à ce moment là. Oui, c’est un médicament, c’est chimique, c’est un traitement, il présente des risques. La pillule, petite habitude quotidienne prise pour supprimer le problème de douleurs des règles à l’adolescence et l’acné montrait son vrai visage. Et alors que je cheminais sur le 100% naturel, les cosmétos, la nourriture, les médicaments, ma consommation et d’autres sujets, je n’avais encore jamais réalisé ce que je faisais chaque jour avec cette chose, cette pillule qui tout d’un coup s’est transformé en une sorte de monstre capable de me provoquer une thrombose, et bien d’autres effets secondaires que j’avais occulté depuis longtemps. Sans compter les effets néfastes sur l’environnement (oui, je fais pipi, je ne suis pas une vraie princesse!).

Démon, Diable, Mal, Monstre

Comment j’ai pu tout remettre en question dans ma vie, sauf ça! J’ai bien réfléchi, j’ai pesé le pour et le contre et j’ai finalement décidé de faire un essai « pour voir ». J’étais terrorisée à l’idée que les douleurs reviennent, mais j’étais encore plus terrorisée à l’idée de mourir à cause d’une molécule de synthèse, ce qui se combinait avec une forme très forte de culpabilité vis à vis de l’environnement et de honte par rapport à mes engagements en général.

J’arrête la pillule

Ca a été une catastrophe ! La douleur est revenue et je me suis rendue compte que je n’avais pas oublié… Pire, de mois en mois, c’était de plus en plus intense, handicapant, y compris dans mon travail, car n’est-ce pas, on n’a pas le droit de dire. En fait, il serait même indécent que ça se remarque. A moi la demi heure enfermée dans les WC, à vomir et à me vider jusqu’à perdre conscience dans la demi heure qui suit pour finalement reprendre mon poste fraîche et pimpante après cette rude bataille avec mon corps qui déconnait grave et ne voulait pas entendre raison sur le fonctionnement de la société et les horaires de travail, la productivité, les échéances, bref la vie, quoi ! (vous remarquerez qu’ici il n’y a pas de majuscule à vie)

Pilules

Je détestais mon corps dans ces moments là. Je me sentais trahie, blessée, dégoûtée. Je ne comprenais pas qu’il me fasse ça et dans ces moments, je le menaçais de reprendre fissa la pillule pour qu’il se taise enfin. La paix.

Les changements, la douleur

Est-ce que je l’ai reprise ? Non. Ce n’est pas tant que j’ai une force mentale hors du commun ou un petit côté masochiste. C’est simplement qu’une force plus puissante m’en empêchait. Une force qui ne me disait pas « ça va s’améliorer » mais plutôt « est-ce que tu ne sens pas à quel point c’est de mieux en mieux ». Et effectivement, de mois en mois, des choses changeaient dans mon état d’esprit, mais j’avais aussi de plus en plus mal. Mais je sentais quelque chose vibrer en moi qui à lui seul justifiait de supporter la douleur. C’est à ce moment là que j’ai pris les meilleures décisions pour nous deux (moi et mon corps- je dissocie car on n’était pas copains à ce moment là). J’avais d’autres aspirations, une envie de créer, de changer, c’était très flou mais ça a quand même conduit à une réflexion qui m’a fait quitter mon emploi en CDI. Ce qui a été une excellente chose quand je regarde 5 ans en arrière par dessus mon épaule.

J’ai quand même fini par me décider à tester des solutions naturelles- qui n’ont pas marché. Mais est-ce bien grave au regard de la dimension qu’avait prise ma vie ? De l’espoir que je ressentais ? De la manière dont j’avais renoué avec mes aspirations ? Dont je mettais en place des actions qui m’amenaient sur la voie que je devais emprunter ? Non, une journée dans le mois contre 29 journées au-dessus de la normale, le deal en valait la peine. Largement.

Contrat, Poignée De Main, Printemps

Mais quand je regarde en arrière, je me dis que c’est du vol. Du vol de personnalité, du vol d’énergie, du vol de Vie et le pire de tout, c’est que c’était moi l’auteure de cette confiscation. Je peux accuser le système, les médecins, la pillule, l’industrie pharmaceutique, ça ne change rien : ca a été un choix, personne ne m’a obligé à l’avaler tous les jours !

La douleur: remise en question de la souffrance

Beaucoup de choses se sont alignées dans ma vie depuis que j’ai arrêté cette m****. Mais il y a aussi beaucoup de choses que j’aurais du apprendre et comprendre à 15 ans auxquelles je dois faire face aujourd’hui. La douleur était encore là depuis la vidéo que j’avais faite à ce sujet et sur les merveilles de l’Ylang-Ylang. Estompée, non handicapante, mais quand même. Depuis, j’ai encore avancé, et je me dois de partager tout ça.

Et puis, il n’y avait pas que la douleur, il y avait cette humeur massacrante que j’avais juste avant. Pas juste la peur d’avoir mal par anticipation, pas juste un problème d’hormones (enfin, si c’est hormonal, mais il y avait autre chose). Quelque chose d’identitaire, un mal-être qui resurgissait du fond de moi-même, des entrailles et qui se dirigeait exclusivement vers mon compagnon, ce qui nous mettait dans des situations conflictuelles… sans aucune raison !

J’en ai pris conscience le jour où il a eu le courage (il en faut quand je suis comme ça) de me dire, « mais de toute façon, tous les mois c’est comme ça, demain t’auras fini avec tes histoires, c’est chaque fois pareil ». Et j’ai réalisé que… c’était vrai. J’étais en train de chercher la dispute. Mais pourquoi ? Et comment faire ? Je le ressens comme quelque chose de tellement au-delà de moi.

Prendre conscience au delà-de la douleur physique (le corps de souffrance)

Balance, Méditation, Méditer, Le Silence

Alors, je ne sais pas si ça pourra aider certaines d’entre vous, mais voici un passage d’Eckart Tollé, Le pouvoir du moment présent, qui m’est littéralement apparu sous les yeux le même soir (merci la Vie!) :

Le passage fait 7 pages, dans le chapitre 8, « Comment dissiper le corps de souffrance féminin collectif p.183-189 dans mon édition de poche. Je ne peux pas tout recopier, j’en mets quelques extraits, le mieux étant de le lire en entier :

« En dehors de son corps de souffrance personnel, chaque femme porte en elle une partie du corps de souffrance collectif féminin, à moins d’être totalement consciente. Celui-ci consiste en la souffrance accumulée par les femmes depuis des millénaires en raison de la domination masculine, de l’esclavage, de l’exploitation, du viol, de l’enfantement, de la mort des enfants, etc. La douleur émotionnelle ou physique qui pour de nombreuses femmes, précède le cycle menstruel ou coïncide avec lui… »

« Le corps de souffrance ne doit pas se servir de votre esprit et prendre le contrôle de vos pensées. Observez-le. Sentez son énergie directement à l’intérieur de votre corps. Comme vous le savez, attention totale égale acceptation totale. Par conséquent, lorsqu’il y a attention soutenue et donc acceptation, il y a transformation. Le corps de souffrance se métamorphose donc en conscience radieuse, tout comme une bûche qui, placée dans ou près du feu, devient feu elle-même.

Les menstruations seront alors non seulement l’heureuse et satisfaisante expression de votre féminité, mais aussi un moment sacré où vous donnerez naissance à une nouvelle conscience. Votre véritable nature peut alors rayonner »

« Si votre partenaire est suffisamment conscient, il peut vous aider quand vous tentez de mettre en pratique ce que je viens de vous décrire. Comment ? En se maintenant, particulièrement pendant cette période sur la fréquence de la présence intense. S’il reste présent lorsque vous retombez dans l’identification au corps de souffrance, ce qui pourra survenir au début, vous réussirez à vous joindre rapidement à lui dans cet état de présence. En d’autres termes, lorsque le corps de souffrance prendra temporairement le dessus, […]votre partenaire ne confondra pas celui-ci avec ce que vous êtes en réalité. ».

Depuis, la douleur a encore décru d’un niveau pour disparaître totalement. Et mon compagnon est chargé d’être le plus raisonnable de nous deux si je nie mes émotions, que je retombe dans mes travers et que je commence à faire n’importe quoi. Car il faut une sacrée dose de conscience pour ne pas se laisser avoir, c’est sûrement le moment du cycle où c’est le plus difficile d’être présente à soi tellement ça tangue. Alors messieurs, vous avez là un sacré rôle pour ne pas nous laisser tomber à ce moment là, rester dans l’amour et la bienveillance, ne pas prêter le flan à ces étincelles de disputes et nous accompagner quand on n’a pas appris à le faire. Et nous sommes nombreuses à avoir été privée de notre apprentissage par les hormones de synthèse ! Car Eckart Tolle dans un autre paragraphe évoque ceci à propos des femmes qui s’accrochent au corps de souffrance collectif comme à une identité, un sens de solidarité féminine : « mais cela continue à faire d’elle l’esclave du passé, et l’empêche d’avoir pleinement accès à son essence et à son véritable pouvoir. Si les femmes se coupent des hommes, cela génère une sensation de division et donc un renforcement de l’ego. Et plus l’ego est fort, plus vous vous éloignez de votre vraie nature ». Bref, aimons-nous les uns les autres :-p

Pour en revenir à nos moutons, à la condition que j’accepte mes émotions à ce moment crucial du cycle, la douleur est absente avec le coup de pouce de mon huile essentielle fétiche. Si je les refuse, si je me débat… baaaam ! La sanction est immédiate, les règles seront douloureuses cette fois-ci.

Apprivoiser son cycle menstruel: et s’il y avait d’autres messages

On dirait presque quelque chose de magique. Et je me suis dit que finalement, l’Ylang-Ylang, comme toutes les huiles essentielles, allait bien au-delà de la gestion de la douleur et devait également être efficace en m’aidant à accueillir les émotions (j’avais remarqué qu’en anticipant les massages, c’était bien plus efficace qu’en mode secours). Mais il ne fera pas le travail à ma place !

Toute cette réflexion, et le constat que la gestion des émotions pouvait radicalement changer ce moment crucial de souffrance en quelque chose de plus positif (la méditation aide), un accueil d’un nouveau cycle, d’un renouveau, d’un symbole du cycle vie/ mort qui régit toute existence, m’a amenée sur une autre piste.

Et s’il était possible qu’à d’autres périodes du cycle, j’ai un « boulot » à faire aussi. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas une douleur suraiguë qui se manifeste qu’il n’y a pas d’autres messages, d’informations, comment dire, de lien à créer avec le tout, l’énergie, l’univers, la Vie comme je disais en intro. Pourquoi ça se limiterait à cette période exclusivement ?

Balance, Pierres, Méditation, Zen

Et tilt ! Une discussion que j’ai eu il y a quelques mois avec une artiste martiniquaise refait surface dans mon esprit. Elle m’a parlé d’un super bouquin de Miranda Gray et qu’elle calait son travail sur son cycle, car selon les moments, elle va aimer être sur scène, se produire, donner de l’énergie et en recevoir tandis qu’à d’autres, elle a besoin de se replier sur elle-même, de s’écouter pour pouvoir libérer sa créativité. Et que ces phases et -, yang et yin, énergie et sommeil, extraversion/ introversion, sont liées à notre cycle menstruel. En les écoutant, non seulement il est possible d’être plus efficace, d’après elle, mais aussi plus épanouie, plus en accord avec ce que l’on souhaite faire, d’être dans le « flow ». Et pour ça, la méditation ne me suffit plus.

J’ai donc décidé de creuser ce sujet dans les prochains mois, en étant plus attentive à mon ressenti:

  • les phases « énergétiques » du cycle menstruel telles que décrite par Miranda Gray dans son livre « Lune Rouge ». Ca me fait d’ailleurs beaucoup penser au jardinage ce calendrier lunaire ! Mais je suis un peu déroutée par la confusion, comme pour les plantes, entre lune croissante et décroissante et lune montante/ descendante (c’est ce dernier que j’utilise au jardin).
  • La lunaception, le fait de caler son ovulation sur les phases de la lune (elle serait déclenchée par la lumière de celle-ci, donc il suffit de dormir avec elle 3 jours par mois en résumant très vite)

Les phases décrites dans le livre « Lune rouge » de Miranda Gray correspondent à 100% à mon état d’esprit, mais mes activités ne sont pas toujours en phase, faute de l’avoir intégré consciemment et de le mettre en œuvre activement. C’est donc la prochaine étape : m’autoriser à poser mes actions avec plus de douceur, en accord avec moi-même, moins de force, plus d’énergie !

Si certaines d’entre vous ont envie de l’expérimenter, (ou l’on déjà expérimenté), je serai très intéressée par vos retours et comment vous avez-mis ça en place, comment vous faites au quotidien ? Et si d’autres femmes sont déjà passées par là, et passées de l’autre côté, là où l’herbe est plus verte et les rêves les plus fous se réalisent, donnez-nous des conseils, des pistes, des pensées positives !

Voici quelques liens pour creuser un peu ce sujet :

(mots clés : féminin sacré, cycle menstruel, lune rouge et lune blanche, lunaception…)



Et je rajoute ce livre proposé par Marine, dont on m’avait déjà dit le plus grand bien par ailleurs:

Et celui-ci aussi qui a été évoqué sur facebook par Slina Roche:

Puisse mon cheminement sur ce sujet inviter d’autres femmes à interroger leurs sensations, leurs ressentis et à remettre en cause des gestes aussi banalisés que la prise de la pilule. Le féminisme est très mis en avant dans nos sociétés, mais ne nous leurrons pas, ça n’a rien à voir avec le sujet de la féminité dont je parle avec vous aujourd’hui. Ne nous trompons pas de combat.

Au nom de la féminité: message aux femmes

Nous sommes toutes forces créatrices, dans la création comme dans la procréation. Toutes liées les unes aux autres. Arrêtons de subir notre cycle, mi-honteuse, mi-épuisée, mi-blasée et faisons-en une force ! La Terre a besoin de notre énergie féminine, de nos idées, de nos visions et projets, de notre grain de folie, il est plus que temps de leur donner vie, à notre manière. Femmes du monde, réveillez-vous ! Laissez pétiller votre étincelle, laissez votre feu s’exprimer, non pas pour qu’il ne vous consume pas mais pour qu’il vienne embraser la Terre entière. Bref, pour qu’il fasse ce pourquoi il est là. Il fait peur, mais sa puissance est double, là où il y a vie il y a mort, là où il y a début il y a fin et là où il y a création il y a destruction. C’est normal, c’est le cycle naturel de toute vie.

File:Shiva Nataraja Tanjore Bruxelles 02 10 2011 01.jpg

Représentation de Shiva Nataraja, le Shiva dansant représentant l’âme universelle et éternelle irradiant toute l’énergie (symbole du feu destructeur et créateur). Cette danse continue engendre la succession des jours et des nuits, le cycle des saisons et celui de la naissance et de la mort. À terme, son énergie provoquera la destruction de l’univers, puis le fera renaître. Cette danse de création du monde symbolise le processus éternel.

(Et n’ayez pas peur du réchauffement climatique, le feu dont je parle est 100% métaphorique)

Bonne fête à toutes les mamans, à celles en devenir et à celles qui portent des « enfants-idées » 😉

Recherches utilisées pour trouver cet article:cycles menstruel lunaire et pilule, huile essentielle carotte contraception, huiles essentielle contraceptives

    18 replies to "Cycle menstruel et contraception : mystères et spoliation de la féminité"

    • Ingrid

      Merci pour ce super beau témoignage.
      Je suis aussi passée par la même phase que toi. J’avais des douleurs après l’arrêt de la pilule et du stérilet très importantes. Puis petit à petit mon corps et moi nous nous sommes réconciliés. Je crois qu’il me rendait un peu ce que je lui avais fait subir. Puis des années sans douleur, on oublie aussi ce que sont les menstruations. Chaque mois j’avais l’impression d’accoucher. Je n’ai jamais regretté ma démarche car je suis tellement bien dans mon corps maintenant. Et j’ai vraiment l’impression d’être moi même. J’ai un Ladycomp et j’en suis très contente.
      Après chaque mois, je travaille sur l’acceptation de cette période féminine qui n’est pas toujours simple à vivre dans notre société moderne.
      Je sais que mon état d’esprit compte mais aussi mon hygiène de vie. La consommation de sucre accentue les douleurs menstruelles donc je l’ai supprimée et je draine mon foie régulièrement.
      Je prends aussi des plantes.
      Je fais du sport.
      Je suis persuadée qu’une bonne hygiène de vie corporelle, mentale, émotionnelle et spirituelle aident.
      Encore merci pour cet article.

      • Cécile MAHE

        Bonjour Ingrid,

        Merci pour ce retour d’expérience très complet! Depuis la rédaction de cet article, j’ai évolué et mes douleurs aussi. J’en suis arrivée à la même conclusion que vous: l’écoute du corps et un temps d’accueil en conscience. Je me pose quand je sens les signes avant coureur pour me dire ok, “vous êtes les bienvenues”, je suis prête à prendre un temps plus doux, ralenti. Souvent, si j’écoute mon corps, je remarque que je mange moins/ saute des repas la veille et l’avant-veille ou mangeplus de légumes qu’à l’accoutumée.

        Pour ma par tj’utilise l’application Clue qui m’aide à rester présente sur le sujet. Voilà pour les dernières avancées! Entout cas, plus de douleurs 3 fois sur 4, juste la fatigue et ça c’est génial

    • Andrée

      C’est un article passionnant. Par contre je n’ai pas lu le livre. J’ai maintenant passé l’âge de ces soucis là (j’en ai d’autres…) … je parle donc avec du recul. je rejoins complètement Mi Neth qui fait le parallèle avec l’accouchement. On pourrait ici parler aussi des péridurales qui sont devenues courantes et souhaitées par de nombreuses futures maman. J’ai eu cette expérience pour mon premier accouchement qui fut très long et douloureux avec une péridurale imposée et inefficace. J’ai mis 7 ans avant de me relancer dans l’aventure d’un deuxième bébé, 7 ans pendant lesquels j’ai découvert le yoga que j’ai pratiqué assidûment. Le deuxième accouchement fut sans péridurale, vraiment sans douleur et riche en sensations et émotions bien sûr. Pour ce qui est des douleurs menstruelles, elles ont été les compagnes de toute ma vie mais j’essayais de ne pas les accueillir comme telles mais comme des sensations normales qui me signalaient ou j’en étais de mon cycle. De toute façon, pas le choix, je ne supportais ni stérilet (mycoses) ni pilule (trop d’antécédents cardio-vasculaire dans la famille) donc quand je sentais venir les douleurs et surtout l’envie de pleurer pour un rien, un état quasi dépressif, l’irritabilité, j’avais appris (mais j’ai mis du temps) à accepter que cela fasse partie de moi, que ça n’était pas grave, que demain serait différent. il ne sert à rien de lutter mais travailler l’acceptation, la prise de distance par rapport à ses propres douleurs et états émotionnels. Et bizarrement, ça allait mieux avec cet état de conscience et de relâchement.
      Bon courage à toutes, les solutions sont principalement en nous je pense dans ce domaine.

      • Cécile MAHE

        Un grand merci Andrée pour ce retour d’expérience. L’acceptation comme clé, pas facile facile, le travail de toute une vie finalement. En tout cas, c’est un bel espoir que ce deuxième accouchement serein 🙂

    • MIJO

      C’est vrai que par moments c’est dur de combattre avec la douleur…. Pour ma part je dois être un ovni !!!
      J’ai pris la pilule à l’adolescence pendant 3 ans sans aucune difficulté. J’ai eu ma fille et puis la question de la contraception c’est de nouveau posé. Je ne voulais pas la reprendre car je la soupçonnais d’être l’une des causes de mes migraines à répétition tous les mois….
      J’ai mis aussi beaucoup de temps à accepter un éventuel stérilet. A cause de mon passé. J’ai quand même essayer. A tord !!! J’ai du le retirer 1 an après car il me provoquer tout les mois des micoses juste les jours avant les règles…. C’étais horrible de souffrir pendant des jours entier et des nuits aussi….. Je l’ai fait retirer et depuis plus rien. Un cycle normal est revenu….. Une personne d’un Laboratoire me disait connaître une autre dame dans mon cas qui avait les mêmes symptômes que moi. Alors combien dans le monde? Nous avons du trouver autre chose mais dans l’immédiat je ne voulais plus rien. Et le temps à passer….. J’ai eu mon fils il y a 4 ans et depuis j’ai retenté (je suis folle vous me dirais…..) le stérilet. Oui car à chaque cycle de vie son lot de différences hormonales…. Mais non, je l’ai fait à nouveau retirer 6 mois après à cause des mêmes symptômes que par le passer…. Je vie aujourd’hui dans le cour normal des choses. Avec mes différentes douleurs et mes (sûr que je dois les avoirs!!!!) saut d’humeurs malgré que mon homme ne dise rien…. Mais il est là et me soutient dans mes choix, mes douleurs et ma façon d’être. J’ai toujours été quelqu’un qui en à beaucoup souffert…. Pourtant je suis quelqu’un qui m’écoute dans la vie de tous les jours …. Mais dès fois j’aimerais ne plus les avoir pour avoir la paix comme nombre d’entre nous…. Même ma fille à peur de les avoir à cause de la douleur et de ce que cela peut nous faire changer….. Alors oui, parlons en !!!! En couple, entre amies ou avec des membres de sa famille…. Même avec des personnes que nous ne connaissons pas car c’est de l’ordre de la nature et de la vie. C’est un roman mais tant pis. Je voulais partager mon expérience avec vous…..

      • Cécile MAHE

        Merci pour ce retour d’expérience, c’est très émouvant. De se rendre compte à quel point on se contraint et aussi vite, le naturel revient. Combien de personnes dans le monde? Hum, je dirais à peu près 50% de la population 🙂 Oui, parlons-en car je ne crois pas que nous soyons des cas isolés. C’est ce qu’on croit car personne n’en parle. En tout cas, bravo pour vos choix courageux! Le choix d’écouter le corps… et d’en parler

    • Lucile

      Super intéressant ton article
      Avec le recul, je me rends compte que les douleurs sont plus fortes en période de stress… ce qui confirme certainement l’impact psychique sur la douleur. Je me concentrerai donc sur la lutte contre le stress plutôt que lutter contre mon corps !
      Merci

    • Marine

      Merci encore pour ce super message!! Moi j’ai acheté les trésors du cycle de la femme et je le trouve génial, je le dévore, je n’ai pas de mots. … il explique tellement de chose, j’en suis à la moitié et je ne voit déjà plus mon cycle comme une torture! Je me reconnais dans tes mots, prise de conscience, arrêt du stérilet pour ma part (il n’y a pas longtemps) , et peur de la douleur qui va revenir (je n’ai pas encore vécu mon premier cycle sans stérilet) surtout que je ne sais pas quand est ce qu’il va venir. Ce livre me fait pleurer quand je le lis, je ressens une libération tellement intense ! il dit aussi que la douleur est aussi intense que le ” rejet ” qu’on a de cette période, c’est notre corps qui nous parle! et puis il y a pleins d’anecdotes sur l’histoire des règles… juste géniale !! entre toi et ce livre je me sens prête pour l’aventure, l’aventure magnifique d’être Femme!
      Encore merci!!!

      • Cécile MAHE

        Merci Marine pour ce magnifique témoignage. Il me tombe comme un cadeau, comme d’autres retours sur facebook, car en plus je ne retrouvais plus le titre de ce deuxième bouquin qu’on m’avait conseillé, je vais l’ajouter à l’article. On va y arriver, on est sur la bonne voie <3

    • Mi Neth

      Kikou, Cécile,
      Merci pour la fête des mères,

      Quand les femmes accepteront que les douleurs dues aux menstruations, sont une préparation du corps à un futur accouchement, alors, elles auront fait un grand pas.
      Bonne journée à toutes,
      Mi Neth,

      • Cécile MAHE

        Merci beaucoup pour ce retour Mi Neth, c’est vrai que ce sont les mêmes types de contractions!

    • Agnès

      Bonjour Cécile,
      Un très joli article. J’adorerais arrêter mon implant contraceptif,.je sens bien que je m’empoisonné avec. Mais comment faire pour éviter une grossesse non désirée? Les méthodes naturelles, d’après ce que l’on lit ne sont pas franchement fiables. Et à 41 ans je n’ai pas vraiment envie de me retrouver enceinte alors que je ne souhaite plus d’enfants. Je suis preneuse d’informations s’il y a des méthodes naturelles vraiment efficaces 🙂

      • Cécile MAHE

        Bonjour Agnès, malheureussement, avec des méthodes naturelles, je n’ai pas la solution. Il semble qu’il y ait une pillule dans les tuyaux à base de plantes, mais selon moi, ça reste la même problématique, seule l’approche marketing “green” va changer. Côté préservatif, il existe des marques qui proposent du latex naturel, bio équitable… Pas toujours facile à trouver en magasin mais dispo en ligne. Pas évident de trouver son bonheur!

      • Stéphanie Lehu

        Bonjour Agnès, j’ai eu la même prise de conscience que Cécile il y a quelques années à propos de la pilule. Et depuis je pratique la symptothermie qui m’apprends à mieux me connaître et mieux connaître mon cycle. C’est une méthode très fiable si elle est pratiquée sérieusement. Elle nécessite cependant l’utilisation du préservatif ou autre méthode “barrière” les jours fertiles. Si vous avez des questions à ce sujet, je serai ravie d’échanger !

    • François Chantal

      je vous envoie des fleurs pour vous dire merci.
      Je n’ai plus besoin de tout cela mais comme ça aurait été bien!
      J’ai eu une adolescence tellement difficile avec ces règles si douloureuses que j’en faisais des malaises …

      • Cécile MAHE

        Merci Chantal! Espérons que les prochaines générations ne souffrent pas autant que nous!

    • Jacqueline

      Merci Cécile
      Maintenant je comprends pourquoi je n’ai jamais su avaler cette pilule …a présent je n’en ai plus besoin…mais cet article m’a permis de me rendre compte de la chance que j’ai eu.

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