Alors que je prenais l’avion pour rentrer en France métropolitaine il y a quelques semaines, un gros titre sur le journal La Croix de ma voisine de droite attire mon oeil : « Médicaments antidouleur, un mauvais usage qui inquiète ». Suffisamment interpellée pour vaincre ma timidité, je demande à ma voisine si je peux lui emprunter son journal. Ce que j’ai lu alors m’a choquée…

«  4 personnes meurent chaque semaine en France des suites d’un mauvais usage d’opioïdes. »

C’est énorme, et ça ne s’arrête pas là. Les faits qu’égrène cet article ont de quoi glacer le sang et faire passer les envies d’auto-médication. Tous des junkies ?

La douleur, sujet sensible

La douleur n’est pas un sujet facile. Entre souffrance et incompréhension de l’entourage, il y a de quoi opter pour des solutions radicales.

On comprend que les médecins, démunis face à la souffrance de patients épuisés, accablés par des douleurs lancinantes proposent de quoi apaiser, du moins momentanément. On comprend également que les patients, désespérés, fragilisés par ces douleurs en viennent à augmenter d’eux mêmes les doses… mais jusqu’à en mourir, c’est un peu extrême, et pourtant ça arrive. Chaque semaine. « Une surconsommation d’opioïdes peut aussi entraîner une dépression du système nerveux central (somnolence, coma) puis une baisse de la fréquence respiratoire pouvant aller jusqu’au décès. » rappelle La Croix dans son article du 26 février.

Je trouve ça incroyable que ces personnes ne se tournent pas vers des alternatives, certes naturelles, mais dont l’efficacité est comparable pour des effets pervers nettement moindre. Pensons à rappeler à nos proches que certaines huiles essentielles sont d’une efficacité redoutable pour soulager la douleur et ce avec une rapidité comparable à certains médicaments, avec une durée de l’action pouvant aller jusqu’à plusieurs heures et des risques bien moins important, d’autant plus si l’on respecte les règles de base d’utilisation des huiles essentielles.

Trop tard pour certains ?

Pour certains, le processus d’addictions est déjà en place. Le besoin du médicament, de la molécule conduit à augmenter les doses, progressivement, d’abord avec l’accord du médecin, puis dans son dos. Négociation avec le pharmacien, petites combines avec les voisins ? Tout est bon pour avoir « la dose ».

accros-antidouleurs

On croirait parler d’accros au crack ou aux métemphétamines, on imagine des lieux infréquentables, des gens en marge de la société ou de sombres histoires de trafics dans des raves party, mais il s’agit en réalité de nos grands-parents. D’après l’article de La Croix, « il s’agit principalement de personnes âgées de 60 à 70 ans, dont 60% de femmes ». Ça a de quoi surprendre quand on imagine plutôt un jeune de moins de 20 ans, un peu rebelle avec des piercings expérimenter des substances. Mais ce message n’a pas pour but de culpabiliser ou de pointer du doigt. Alerter. En parler, diffuser ce message.

Cette dépendance aux antidouleurs, pernicieuse, n’est peut-être pas uniquement liée à la douleur, mais à une recherche de bien-être. Apaisement de la douleur, mais aussi de l’esprit grâce à ces drogues légales. Voici donc l’héroïne de M. et Mme tout le monde titrait un article de 2013…

Pourtant, là encore, les huiles essentielles peuvent être une aide inestimable car au-delà de leurs propriétés antalgiques, anti-inflammatoires, sédatives, etc. les huiles essentielles et l’aromathérapie apportent également leur contribution sur le plan du bien-être et sur le plan énergétique : antidépressive, euphorisante, calmante… elles apportent leur lot de bien-être et de réconfort.

Rappelons que certains auteurs insistent sur la correspondance entre la localisation de certaines douleurs physiques et leur correspondance avec un état psychologique, avec ce laïus « le mal a dit », la maladie parle par ces manifestations de ce qui nous fait mal psychologiquement (somatisation). Ainsi Michel Odoul ou encore Roger Fiammetti développent cette idée dans leurs ouvrages. Les liens Amazon sur leur nom pour ceux qui voudraient en savoir plus.

Des dangers publics

Ces médicaments antidouleurs ne sont pas inoffensifs et il n’est pas inutile à l’heure de la banalisation de leur usage, de rappeler quelques uns de leurs effets secondaires, au-delà de l’effet addictif.

Le paracétamol… en vente libre (antalgique de niveau 1)

Sa prise a des effets délétères sur le foie et l’estomac.

S’il fallait un argument supplémentaire pour arrêter de les avaler comme des bonbons, sachez que d’après Danièle Festy, en cas d’arthrose, ces médicaments empêchent la production naturelle de nouveaux cartilages.

Dans cette catégorie 1 des antalgiques en vente libre, on trouve également l’aspirine et l’ibuprofène.

La codéine et les dérivés d’opium délivrés sur ordonnance

Ce sont eux qui représentent un risque d’accoutumance, pourtant leur prescription semble se banaliser (10 millions de français ont eu une prescription d’opioïdes en 2015). Comme déjà évoqué le surdosage entraîne somnolence et coma.

Rappelons que le tristement célèbre tramadol est responsable de davantage de décès que la morphine (niveau 3) ou la codéine. L’Afssaps a recensé en 2010 sept cas de suicide de toxicomanes au Tramadol. Et sa consommation a augmenté significativement depuis le retrait du Di-antalvic (DXP+ paracétamol) en 2011. C’était sa durée de vie dans l’organisme, son accumulation et donc le risque de surdosage accidentel qui était en cause. Mais ne serait-il pas aussi dangereux que son prédécesseur au final ? Dans certains pays, il circule comme une drogue…

Les huiles essentielles antidouleurs

Les huiles essentielles référencées avec des propriétés antalgiques, analgésiques, anti-inflammatoires, antispasmodiques… peuvent en massage, diluée dans une huile végétale, soulager efficacement les douleurs ponctuelles ou chroniques tout en apportant réconfort et bien-être par l’action de massage et les parfums dégagés par la synergie.

alternatives-naturelles-opioides-paracetamol

Voici quelques unes des huiles essentielles intéressantes dont vous pouvez retrouver les fiches sur le blog. Bien entendu, il est possible de combiner plusieurs huiles essentielles (synergie) dans la même formule pour associer leurs propriétés ou même dissimuler un parfum moins plaisant comme celui de la Gaulthérie qui est un peu particulier.

Ceci dit, pour le retour d’expérience, certaines personnes se sont mises à aimer le parfum de cette huile essentielle après une utilisation régulière, sans doute parce que l’odeur était associée au soulagement apporté.

Huile essentielle de Camomille romaine : antispasmodique, anti-inflammatoire, antalgique, anesthésiante*

*En phase pré-opératoire, une onction à l’état pur de Camomille noble au niveau de la zone du cou, nuque et carotide est susceptible de plonger le patient dans un état de détente aussi profond que celui obtenu par la préanesthésie chimique ! (source : Franchomme)

Huile essentielle d’Eucalyptus citronné : antalgique , anti-inflammatoire, antispasmodique

Huile essentielle de Girofle : antalgique, anesthésiante (beaucoup utilisée en dentisterie)

Huile essentielle de Gaulthérie couchée : anti-inflammatoire, antispasmodique (connue notamment pour les tendinites)

Huile essentielle de Genévrier commun : antalgique , anti-inflammatoire, antispasmodique

Huile essentielle d’Hélichryse italienne : antalgique , anti-inflammatoire, antispasmodique

Huile essentielle de Lavande fine : antalgique , anti-inflammatoire, antispasmodique

Huile essentielle de Menthe poivrée : effet froid utile sur les inflammations, le menthol a également une action anesthésiante

Huile essentielle de Petit-Grain  bigarade : antispasmodique, anti-inflammatoire

Huile essentielle de Poivre noir : antalgique, anti-inflammatoire

Huile essentielle de Sarriette des montagnes : antalgique

Huile essentielle de Verveine citronnée : anti-inflamamtoire, anti-névralgique

Huile essentielle de Ylang-Ylang : anti-inflammatoire, antalgique

Ces propriétés s’expliquent notamment par la présence de composés chimiques que l’on retrouve dans ces huiles essentielles. Elles sont plus ou moins puissantes, plus ou moins adaptée en fonction du type de douleurs. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter les fiches en cliquant sur les liens ou en téléchargeant l’application Plante Essentielle, rubrique classement par propriétés pour trouver facilement les huiles essentielles. En classant celles que vous possédez déjà en favorites (étoiles), elles apparaîtront en haut du classement pour faciliter votre choix.

A noter que vous trouverez dans les ouvrages ou sur internet beaucoup de formules où les huiles essentielles sont utilisées diluées dans de l’huile végétale de Calophylle. C’est une bonne idée, car elle est anti-inflammatoire et apporte donc elle aussi ses propriétés à votre formule. Pour les bleus, on pensera au célèbre arnica.

Aujourd’hui, aux Etats-Unis, ce sont 115 personnes par jour qui meurent d’un surdosage aux médicaments antidouleurs (Source : La Croix, 26/02). Espérons ne pas en arriver là en France bien que nous soyons engagés sur la même voie avec une augmentation de ces décès de 146% ces 15 dernières années, et diffusons les alternatives naturelles que sont les huiles essentielles auprès de nos proches qui ne disent pas toujours leur souffrance.

Recherches utilisées pour trouver cet article:accoutumance moins efficace huile essentielle

    8 replies to "Douleur, dépendance: un tabou que les huiles essentielles peuvent combattre"

    • Sylvie BOBICHON

      Bonjour, en formation actuellement avec Cécile, je me soigne pour une cystite. Pour celles qui en ont déjà eu une, elles savent que c’est très douloureux. Et bien en 48 h avec une synergie d’HE, j’a vu mes douleurs s’atténuer jusqu’à pratiquement disparaitre, et je vais continuer le traitement encore pendant quelques jours afin d’éradiquer définitivement ce microbe. Si j’avais dû attendre un rendez-vous chez le médecin, je serai encore à me tordre en deux. Avec une bonne synergie d’HE, c’est formidable. Merci encore Cécile pour cette formation.

      • Murielle Bebrone

        Bonjour Sylvie, ce serait bien de partager ta recette sur le forum de la formation.

    • Julia

      Bonjour Cécile

      Bravo,pour l’instant je suis en plein dedans, cet article m’aidera à faire percevoir autour de moi pas mal de choses…
      Grand merci à vous.,et bonne continuation.

    • Sylvie DUCLERCQ

      Bonjour Cécile,
      Très bel article qui touche d’autant plus l’éducatrice de santé que je suis!!! La difficulté à ce jour réside dans le fait, devant tant de souffrance, de tenter de gérer le symptomatique mais la personne n’est pas toujours prise en compte dans sa globalité. Effectivement les huiles essentielles, bien utilisées, dans le respect des normes, sont souveraines sur les douleurs mais aussi sur la sphère émotionnelle, notamment d’une grande aide sur la façon d’appréhender ces douleurs. Elles sont même particulièrement complémentaires à la médecine allopathique, en accord avec son médecin, bien entendu, pourquoi ne pas en profiter pour penser à la médecine intégrative…..
      Les huiles essentielles font partie intégrante de notre foyer car elles constituent un joyau offert par Mère Nature, dans le respect de la personne.

    • Zineddine

      Bonsoir,
      C’est un article intéressant qui a montré comment traiter les inflammations et des douleurs au niveau de nos corps avec des traitements naturel douces comme les huiles essentiels des plantes et de se débarrasser des médicaments anti-inflammatoire classiques comme paracétamol, voltaren qui présentent des effets nocifs sur les l’estomac,les reins et le foie.
      merci pour cet article

      • Plante Essentielle

        Avec plaisir Zineddine. Mais faites quand même attention à ne pas considérer les huiles essentielles comme une “médecine douce”, car ce n’est pas le cas. Elles sont très puissantes et certaines présentent des contre-indications et précaution d’emploi à connaître absolument si vous ne voulez pas risquer des désagréments voire même des intoxications.

    • Murielle Bebrone

      Bonjour, depuis que je connais les l’huiles essentielles, j’ai suivis la formation de Cécile 1er promo. Je n’ai plus pris de médicament contre la douleur, ni anti inflammatoire. Ni pour un rhume d’ailleurs. Je vais chez le médecin pour avoir un diagnostique et il me prescrit des médocs, je discute avec lui des propriétés de ces médicaments. Les ordonnances sont toujours dans mon tiroir je n’en ai pas eu besoin

    • Mazzuca

      Bonjour,
      Le paracetamol est surtout toxique pour les rein à doses cumulées et induit des insuffisances rénales – les effets sur le foie… c’est surtout l’over dose qui est toxique pour lui…
      Bon courage pour votre entreprise.
      Cordialement

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